U n e__b o n n e__p a r t__d e__l ' a l t r u i s m e ,__m ê m e__p a r f a i t e m e n t
h o n n ê t e ,__r e p o s e__s u r__l e__f a i t__q u ' i l__e s t__i n c o n f o r t a b l e__
d ' a v o i r__d e s__g e n s__m a l h e u r e u x__a u t o u r__d e__s o i__.
ℐ'aimerais vous dire que la fraternité existe et que l'altruisme serait le conjoint parfait de la générosité et de l'humanité. J'aimerais croire que les égards que l'on porte à autrui relèveraient d'une bienveillance et d'une munificence innée ; mais non. J'aimerais considérer la bonté comme une grandeur d'âme, mais je ne crois rien de tout ça. Je crois vaillement et sans honte, que nous sommes régit par un sentiment communément appelé égoisme, voici là le sentiment le mieux partagé au monde, le syndrome du nombrilisme, la pathologie la mieux compréhensible. Oui, je pense que même le plus altruiste des individus est condamnable. Je pense que si nous nous acharnons à mieux comprendre l'autre, c'est pour mieux le contrôler. Soyons sérieux, comprendre entièrement et parfaitement les états d'âmes d'autrui, cela revient à le posseder, à la possibilité de le manipuler. Comprennez et gâtez l'autre à coup de "je te comprend" et de conseils, il deviendra un ami fidèle et zélé, par la suite vous deviendrez quelqu'un de spécial à ses yeux, vous obtenez une carte de plus dans votre jeux, histoire de vous sentir moins seul. L'altruiste quant à lui, ne satisfait en fait que ses propres intérêts en se dévouant à l'autre : il y'en trop pour qui c'est une source de vitalité, le comprimé qu'on s'accorde pour se sentir exister et avoir la prétention de servir à quelque chose. Et puis aprés tout, peut être sommes nous plus noir que blanc, dans le fond. Qui sait ? Convaincez moi du contraire.
Texte et photographie de © Light-Rash © | Citation de © Henri Louis Mencken ©